Etude des cellules dendritiques

Les cellules dendritiques, éléments clés du système immunitaire dans la lutte contre le cancer, sont des cellules présentatrices d’antigènes. C’est-à-dire qu’au contact d’une tumeur, elles vont être sensible aux signaux de danger que constituent, par exemple, les débris de cellules tumorales ; elles vont les absorber (antigènes) et les présenter à leur surface (d’où leur nom), elles vont alors devenir mature et migrer vers les ganglions lymphatiques qui contiennent les lymphocytes T. Lors du processus de maturation, des « marqueurs » apparaissent à la surface de la cellule, comme le CD83, sur lequel on peut faire adhérer spécifiquement un anticorps repéré par une molécule fluorescente que l’on pourra détecter en cytométrie (analyse LASER automatique des cellules).

Les cellules dendritiques rencontreront alors les lymphocytes T CD4 (ceux qui sont détruits dans le SIDA) et communiqueront avec eux pour les stimuler. Ceux-ci pourront alors ensuite stimuler les Lymphocytes T CD8 spécifiques de l’antigène pour qu’ils se multiplient et deviennent cytotoxiques en reconnaissant spécifiquement les cellules tumorales de départ. Pour stimuler les LT CD4, la cellule dendritique à besoin, entre autre et en plus de l’antigène, de 2 éléments essentiels : un marqueur spécifique de l’individu (comme HLA-DR) et un marqueur de co-stimulation, le CD86.

Dans nos expérimentations, nous étudions les variations de ces marqueurs en fonction des traitements appliqués.

Sur les résultats suivants, chaque graphique représente 10.000 cellules dendritiques. Chaque cellule est positionnée en fonction du nombre de molécules fluorescentes à sa surface (et donc de marqueur) avec, en abscisse le marqueur CD86 et en ordonnée le marqueur HLA-DR. Ce qui est en dessous ou à gauche des barres correspond au « bruit de fond », c’est à dire qu’il n’y a pratiquement plus de marqueur spécifique en surface. Il faut remarquer également que c’est une échelle logarithmique (multiplication par 10 entre 2 grandes divisions).

Dans cet exemple, le graphique de gauche représente la situation sans traitement, et le graphique de droite montre un effondrement notable du nombre de marqueurs, très probablement en rapport avec une action immunodépressive de l’effet Priore.

effet_baseeffet_negatif

Mise à jour 19/06/16